UN VERS OU DEUX.

Texte proposé par : Sébastien P. BONNEAU le 23 juillet 2006

UN VERS OU DEUX.


2004 - SĂ©bastien Pascal Bonneau.


Ne me croyez pas plus fou
que je n’souhaite le paraĂ®tre,
car, derrière mes idées floues
existe un rĂ©el besoin d’ĂŞtre.
Pour juste parler un peu,
je vous paie un vers ou deux.

Je suis juste un commun mortel ;
un gars au milieu d’la foule,
retranché dans sa citadelle.
De simples mots en découlent.
Pour juste parler un peu,
je vous paie un vers ou deux.

Je les dĂ©pose le jour, la nuit ;
j’en rempli des cahiers entiers
au fil de mes amours, de mes amis ;
de l’avant pour après.
Pour juste parler un peu,
je vous paie un vers ou deux.

Juste quelques mots de-ci, de-lĂ  ;
de simples petits morceaux de moi
posés, tranquilles, sur du papier.
C’est ma façon de vous avouer
ces Ă©motions qui me bousculent,
ces sentiments que j’accumule ;
si faciles Ă  Ă©crire
mais, pas faciles Ă  dire.

C’est un exutoire, un exorcisme
pour m’affirmer Ă  c’monde
qui m’emplit de fatalisme ;
je n’suis pas de nature moribonde.
Pour juste parler un peu,
je vous paie un vers ou deux.

Si ce texte Ă©atit de prose,
cela n’aurait rimĂ© Ă  rien.
J’aime cette overdose
de partager ce qui est mien
pour juste parler un peu,
je vous paie un vers ou deux.

Juste quelques mots de-ci, de-lĂ  ;
de simples petits morceaux de moi
posés, tranquilles, sur du papier.
C’est ma façon de vous avouer
ces Ă©motions qui me bousculent,
ces sentiments que j’accumule ;
si faciles Ă  Ă©crire
mais, pas faciles Ă  dire.

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