L’ArlĂ©sienne

Texte proposé par : le 12 juin 2017

L’ArlĂ©sienne


C’est dans cette villa, sise Ă  Bougival, que Bizet composa Carmen avant d’y rendre l’âme quelque temps plus tard...


Otage d’un portail que nul ne franchit plus,
Languit à Bougival, au coin d’une guinguette
Que l’auguste Renoir fréquentait en goguette,
Une antique demeure aux vantaux vermoulus.

Une maison de maître, au vieux charme cossu,
Qui se mire toujours en aĂŻeule coquette
Dans le reflet des eaux que la Seine lui prĂŞte,
Avenante voisine au pied d’un quai moussu.

Devant celle qui fut pour lui l’Arlésienne
On rêve que Bizet, l’âme bohémienne,
Hante peut-être encor le parc abandonné

D’où monte, nostalgie, un parfum suranné.
Carmen y vit le jour, ultime symphonie
Que composa l’artiste au déclin de sa vie…

Juin 2009

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