Avant hier

Texte proposé par : Gual le 21 avril 2009

Avant hier


Mon cœur flotte Ă  jamais sur les vagues du rĂŞve
Comme un radeau perdu sur la mer des soupirs,
Comme un esquif ballant au gré des souvenirs
Mon cœur va, dĂ©rivant vers des plages sans grève.

Ces anciennes contrées, que la marée, sans trêve,
Envahit lentement quand le jour va finir,
Pays du matin clair quand naissait l’avenir,
C’est l’espace aboli d’une vie qui s’achève.

Et pourtant qu’il est doux, aux abords du couchant
De pouvoir Ă©couter leur murmure et leur chant
Sur ce vaste océan où surnagent les songes.

Qu’ils sont doux Ă  nos cœurs les hymnes du passĂ©,
Perles des jours enfuis, admirables mensonges,
Clefs de voûte adornant un âge outrepassé...

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