La marche silencieuse (version2)

Texte proposé par : Bernard Blazin le 29 janvier 2008

La marche silencieuse (version2)

C’est une histoire entre MaĂ®tre Jacques et moi


Dire que j’étais derrière
Derrière son enterrement,
Dire que je traverse ce chemin,
Dire que la roue s’arrache
Dire que moi tout seul , je m’amourache
Dire que je m’amourache d’elle

J’l’ai pas vu partir, son ombre
Elle, dans le village,
Elle si gentille,
Elle si généreuse,
Qu’une aile se serait posée sur son dos
Qu’un loup
Mangerait d’un baisé la chair de son cou

Elle, elle Ă©tait si blanche, si muette,
Elle, je la vois si fluette
Elle que je vois lâche, si garce !
Dire qu’elle était si jolie malgré l’âge
Derrière sa poudre, son maquillage,
Dire que son nuage si blanc, si noir
N’était qu’un voile tout vêtu de blanc

Dire que cet enterrement lĂ 
C’est un chien qui aboie
Et le chat qui périt de soif
Au fond d’une cuisine devant le bol de lait
Qui se vide, qui se caille

Et ce chat qui a froid et qui se meurt
C’est moi qui te pleure
Non pas parce que j’ai faim ou que j’ai peur
Mais parce que déjà demain ta main me manque
du bout de ta tombe
du bout de ta terre
du bout de ton ombre
du bout de ce monde
Du bout de ton ongle.

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