Les yeux de l’interieur

Texte proposé par : Roland le 4 mai 2005

Les yeux de l’interieur


Un petit hommage que je souhaitais rendre Ă  tous les handicaps,


Le sort en fut jeté, amère fut la peine
Qui me vit condamné sans espoir de sortie
Le verdict est tombĂ© comme un coup qu’on assène
Me voilĂ  prisonnier d’une Ă©ternelle nuit

Et mĂŞme si je sais l’odeur des primevères
La musique des mots et les baisers du vent
Si j’entends les murmures qui coulent des rivières
Plus jamais ne verrai la couleur d’un printemps

Mes yeux se sont Ă©teints, mais je vois dans ma tĂŞte
Je pose des pastels, je crée mon décorum
Mon cœur est un pinceau, ton âme sa palette
Qui va du rose pâle, au bleu cæruleum

Qu’importe le flacon, lorsqu’on goĂ»te Ă  l’ivresse
Les courbes de ton corps, si je ne les vois pas
Je les apprends par cœur quand mes mains les caressent
J’en connais les secrets sur le bout de mes doigts

Moi qui sais de tes mots le poids de leur absence
Je connais tes douleurs, toi qui ne parles pas
Si tes yeux voient pour moi, j’Ă©coute tes silences
J’irais jusqu’en enfer s’il s’y trouvait ta voix

Messieurs les clairvoyants Ă©coutez ce message
Ne faites plus du noir, la couleur de la mort
Et vous les beaux parleurs oubliez cet adage
Ne dites plus jamais que le silence est d’or

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